T’as vraiment flushé un bon candidat??!!

Une fois encore, une membre du groupe nous propose un texte qui fera réfléchir et qui en rejoindra certainement plus d’un.e!

Bonne lecture!

 


 

J’ai hésité longtemps avant d’écrire le texte suivant… Dans un contexte où beaucoup désespèrent de trouver un bon parti, j’ai mis fin à ma dernière relation naissante parce que j’ai rencontré un homme… trop gentil! Je sais! Mais ne me lancez pas de roches tout de suite svp, je vais m’expliquer…

On a matché par un beau dimanche soir où je feelais davantage pour faire rôtir un homme à la broche que pour en cajoler un! En effet, je revenais d’une date durant laquelle on m’avait prise pour une épaisse. Dire que je n’étais pas dans de bonnes dispositions est un joyeux euphémisme! J’ai néanmoins accroché sur sa description et je l’ai liké, c’était un match, mais je me suis dit que j’attendrais d’être plus funny pour lui parler. Malheureusement ou heureusement, il a décidé d’engager la conversation. J’ai tenté de couper ça court avec une réponse laconique, mais loin de se décourager, il m’a répondu de belle façon. À ma grande surprise il m’a fait rire et on a passé l’heure suivante à se lancer la balle et à se découvrir tout en disant bin des niaiseries. Il avait sauvé ma fin de semaine et réussi à me redonner le sourire. Ma curiosité était plus que piquée!

Des débuts passionnés… as usual!

Il m’a relancée le lendemain, on est allés prendre un café… Je le trouvais intéressé et intéressant. J’aimais sa façon de me dévorer des yeux, son écoute et sa vivacité d’esprit. J’avais bien envie de le revoir. On s’est donné rendez-vous le vendredi suivant. Mes enfants partaient, j’avais toute la soirée; toute la nuit même, si jamais l’envie me prenait de prolonger la date. Au début, ça semblait parfait… un peu trop beau pour être vrai même. J’avais l’impression d’être tombée sur THE z’homme: intelligent, drôle, attentif, patient, il cuisinait bien, était attentionné, partageait de nombreuses passions avec moi. J’avais envie de faire des plans et de me projeter avec lui; j’avais l’impression de tomber en amour bien malgré moi…

Pourtant, il y avait souvent de petites choses qui m’agaçaient. Des remarques que je tentais d’oublier, un petit jugement par ci, un manque de discernement par là, une voix qui s’emporte un peu trop brusquement, une manie qui m’agace… Je tassais ça dans un coin en me répétant que personne n’est parfait, que ce n’étaient que des détails insignifiants. Et pourtant, ils s’accumulaient.

Les Fêtes, le temps des réjouissances… ou pas!

Comme pour plusieurs, notre bulle a éclaté durant la période des Fêtes. Pas facile de traverser cette effervescence quand on ne se connait pas encore tout à fait bien. Conjuguer avec les attentes, les non-dits, le stress et les obligations familiales s’est avéré plus difficile qu’on l’avait imaginé. Au final, on s’est ramassés chacun chez soi, seul, le 31 décembre; sans avoir envie de tendre la main vers l’autre…

Sans trop savoir précisément ce qui avait creusé un fossé entre nous, on savait tous les deux que la lune de miel était déjà finie. De mon côté, plutôt que d’être triste que ça n’ait pas fonctionné, j’avais surtout envie de m’auto-flageller parce que je laissais filer un si bon parti. Je n’en revenais tout simplement pas de ne pas avoir réussi à garder de l’intérêt pour un homme qui, sur papier, était aussi parfait. J’avais beau ne pas me sentir en peine d’amour, je n’en étais pas moins triste et frustrée. C’était vraiment déstabilisant comme émotion. Pendant des jours, je me suis tapé sur la tête et je m’en suis voulu. J’avais l’impression d’être une saboteuse, de tout gâcher, d’être impossible à satisfaire, indigne d’être aimée… Je me sentais seule et déprimée, mais je n’osais pas aller chercher du réconfort parce que je me disais que j’étais responsable de mon propre malheur.

La recette du bonheur c’est plus que de bons ingrédients!

Puis, un jour, une amie a trouvé les mots parfaits pour me réconforter: «Si tu fais un gâteau en assemblant uniquement des bons ingrédients, mais qu’au final, il ne lève pas et ne goûte pas si bon que ça… Vas-tu te dire que tu es une mauvaise cuisinière et arrêter d’en faire? Vas-tu te forcer à le manger jusqu’à la dernière bouchée même s’il n’est pas bon juste parce qu’il est sensé l’être? Non, tu vas te dire que la chimie n’a pas fonctionné, tu vas ajuster ta recette et recommencer… Pourquoi là ce serait différent? Pourquoi ce serait toi le problème?» Effectivement, pourquoi quand quelque chose ne fonctionne pas, il est souvent plus facile de chercher un coupable qu’une cause?

Avec le recul, je regarde en arrière et je me dis qu’il manquait une part de folie dans cette relation. De cette douce folie qui m’habite depuis toujours. Celle que j’ai mise de côté quand j’ai rencontré mon mari et que je me suis engagée sur la voie de la famille, de la raison et des obligations. Celle-là même qui a toujours grondé en moi et qui m’a poussée à me séparer à l’aube de mes 40 ans pour pouvoir enfin s’exprimer de nouveau. Si les mêmes ingrédients avaient été saupoudrés d’un peu de folie, d’étincelles et de spontanéité, mon «gâteau» aurait sans doute levé! Plutôt que de persister dans une voie qui n’était pas la mienne ou de tenter de changer quelqu’un qui était bien dans sa peau, j’ai eu la sagesse de me retirer d’une relation qui aurait fini par m’étouffer, car elle ne me convenait pas. Au lieu de m’en vouloir, je devrais être fière de m’être écoutée (Ouf! Pas facile, je le sais!).

Me voici donc de retour dans le joyeux monde du célibat! Avec une nouvelle histoire, pas si «de marde» que ça, mais qui m’a rappelé que je ne dois pas seulement chercher un bon candidat, mais surtout un bon match. Quelqu’un qui va partager mes passions, mais aussi mes pulsions! Quelqu’un qui va vouloir embrasser ma couleur, mes défauts, mes nuances et mes envies.

Lui était daltonien… j’aurais dû me douter que ça ne marcherait pas!

M. P.


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